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Résumé rapide pour les francisants   Retour au texte original en breton
Evidemment il n'y a pas tout, c'est un résumé! Alors dépêchez vous d'apprendre le breton!

Le XIXème siècle: La langue bretonne indispensable pour avoir des lecteurs

Quotidiens:
1833: Mignon al labourer  1er journal bilingue
1886: La Dépêche de Brest  en français
1899: Ouest-Eclair en français
Le peu de gens qui savaient le français en Basse-Bretagne purent être informés dans cette langue.

Hebdomadaires:
1859: Le Bas Breton en français
entre 1865 et 1875 et entre 1876 et 1884: Feiz ha Breiz tout en breton, 1700 exemplaires en 1870.
1888 Courrier du Finistère catholique, bilingue, 26 000 exemplaires en 1914 et 30 000 après la guerre de 14.
1898-1920 Kroaz ar Vretoned e breton
1913 Brug journal bilingue
1942-1944 Arvor en breton


  1. L'âge d'or: en 1913 il y avait 13 journaux tout en breton et 3 autres bilingues (comme Brug). Seul Kroaz ar Vretoned était hebdomadaire mais pour les Bretons des Côtes du Nord uniquement. Tous les autres étaient mensuels ou bimestriels.
  2. Du fait que les gens ne parlaient pas français, et que ceux qui en connaissaient quelques rudiments ne le lisaient pas aussi bien que le breton, les journaux durent s'adapter et utiliser la langue bretonne pour avoir des lecteurs.
  3. Les habitudes  liées à la culture orale disparaissent progressivement: contes, histoires, proverbes, pièces de théâtre, mystères,...
  4. Les chansons sur feuilles volantes disparaissent au profit des chansons et danses de la ville, des romans à épisodes dans les journaux, et des journaux d'information.

Après la grande guerre (14-18): afflux de journaux, reflux des lecteurs

Ne sont plus publiés pendant la guerre: Feiz ha Breiz, Ar Vor, Ar Bobl, Dihunamb

Ce qui change après la guerre:

  1. Regroupement des petites fermes en  unités plus importantes
  2. Beaucoup de gens s'en vont en ville voire plus loin
  3. Arrivée de l'électricité
  4. Arrivée des machines
  5. De moins en moins de bretonnants ne connaissent pas le français
Conséquences:

Des journaux différents: ce n'est plus les paysans mais les citadins qu'ils cherchent à attirer. Les sujets sont intellectuels ou commerciaux.

Yann-Vari Perrot essaye de relancer Feiz ha Breiz et plusieurs autres journaux sont absorbés: Arvorig (1919), Kroaz ar Vretoned (1920), Ar C'horn-Boud (1924).
Mais les ventes continuent de chuter: de 10 000 (1924) à 1 500 (1939).

Il y a aussi des journaux religieux:
Kenteliou Sant Frañsez renommé Ar Vuhez Kristen,  Lizeriou Breuriez ar Feiz,  Kannad ar Galon Sakr.
A côté de la presse catholique il y a:
Buhez Breiz créé par Pierre Mocaer et Joseph Ollivier.

Dihunamb: articles catholiques, breton dialectal

Breiz Atao: mensuel de Unvaniez Yaouankiz Breiz

Gwalarn: créé par R. Hémon en 1925, c'est tout d'abord un encart du journal Breiz Atao. Il en devient indépendant en 1930. C'est le premier véritable journal littéraire en breton. Il ne fut jamais vendu à plus de 1000 exemplaires mais il permit à de nombreux jeunes talents de s'exprimer. Grâce à lui de nombreux auteurs bretons purent se faire connaitre et il suscita de nouvelles vocations littéraires (-> A. Duval)
 

Depuis la 2ème guerre mondiale: une poignée de lecteurs érudits

Malgré de nombreux déboires, de nouveaux journaux apparaissent:

1945: Tir na n-Og à Rennes
1945: Kened
1946: Al Liamm bimestriel depuis 1950, on y trouve des nouvelles, des poèmes, des traductions, des pièces de théâtre et bien d'autres écrits encore.
1951: Ar Bed Keltiek  créé par R. Hemon

Et plein d'autres journaux encore:
Barr-Heol 
Hor Yezh 
Skol 
Ar Vor 
Preder
Emsav
Brud
Skol Vreizh
Pobl Vreizh
Combat breton
Planedenn
Evit ar Brezhoneg
Skrid
Al Lanv
Bremañ en 1980
Ololé, Cholori, Talabao, Moutig, An Doere
Yod kerc'h

En tout, 48 journaux publiaient plus ou moins en breton en 1973. En 1990 il n'en reste que 26.

Des 17 tout en breton il n'en reste que 10. Et aucun n'a une fréquence plus grande que mensuelle.
Lecteurs: qq centaines. Abonnés car ces journaux ne sont pas vendus en kiosque ni à la criée.

Matière des articles: la langue (20%), la littérature (40%)
Peu de véritables informations.
Seul Bremañ pourrait être le journal d'info qui manquait. 20 ans. Environ 240 numéros.

Jamais la presse bretonne n'est parvenu à proposer à ses lecteurs tout ce qu'ils pouvaient trouver dans les journaux français.

Les Bretons ont été obligés d'acheter des journaux français pour avoir des informations.
 

Les principaux quotidiens sont totalement en français: Ouest-France, Le Télégramme, La liberté du Morbihan.

Il ne reste que des miettes pour la langue bretonne quand elle est présente.
Exemple:



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