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la langue bretonne


 
 
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Rozenn Milin, directrice des programmes de TV Breizh
TV BREIZH:

UNE AUTRE TELEVISION

Le 1er septembre, une nouvelle télévision émettra depuis Lorient à destination des habitants de la Bretagne et de tous ceux qui, ailleurs, s’intéressent à la Bretagne.

lire:    Réaction attendue de France 3 Ouest

         La fin de la télé à deux vitesses : 2001, le numérique terrestre

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C’est la première télévision bretonne de l’histoire. Bretonne, elle mérite certainement cet adjectif. Par son nom: TV Breizh. Par le lieu de ses émissions : Lorient. Par l’identité de ses fondateurs : Patrick Le Lay et Rozenn Milin. Et surtout par sa volonté déclarée d’émettre spécifiquement à destination des habitants de la Bretagne - et ce, notamment en langue bretonne. Les premières images seront lancées le 4 août prochain, exactement le premier jour de la trentième édition du Festival Interceltique de Lorient, et vous pourrez les recevoir même si vous êtes restés en région parisienne. TV Breizh est née dans l’esprit d’un Breton à qui les journaux adressent peu de compliments, sans doute parce qu’il a trop bien réussi un pari incertain : installer TF1, ancienne chaîne d’Etat devenue privée, au top niveau des télévisions françaises (et autres) en termes d’audience et de rentabilité. C’est Patrick Le Lay, un homme formé à la dure école Bouygues, directeur général de TF1 depuis 1988, président d’Eurosport depuis 1991 et aussi président du bouquet satellitaire TPS depuis 1996. Mi-Léonard, mi-Bigouden, Patrick Le Lay éprouve pour sa terre natale une affection qu’évidemment nous comprenons (nous avons la même) et qui est telle qu’elle l’a conduit à caresser ce projet dès 1998. Cette année-là, il fit en sorte que la Coupe du Monde de football soit commentée sur Eurosport en breton, en plus des quinze langues habituelles. C’est aussi cette année-là qu’il rencontra Rozenn Milin et que les premières décisions purent être prises.

Décisions qui, si TV Breizh fut, au départ, une sorte de coup de cœur, doivent tout à la raison et à la méthode. Les études préalables ont été menées par les services marketing de TF1, s’appuyant sur un rapport approfondi de l’institut Ipsos. Le comportement des opérateurs en place fut également passé à la loupe : celui de France 3 Ouest, mais aussi de M6 qui procède à des " décrochages " régionaux. S’y ajoutèrent les prévisions d’audience et les calculs de rentabilité. Rétrospectivement, Rozenn Milin ne cesse de se réjouir d’avoir bénéficié de l’impulsion de Patrick Le Lay, de sa volonté et de son savoir-faire (" Jamais le projet n’aurait abouti sans lui et sa ténacité ", affirme-t-elle), mais aussi de TF1 et de ses équipes de " pros " qui lui ont largement déblayé la voie.

UNE CHAÎNE GRATUITE A L’INTERIEUR D'UN RESEAU PAYANT

Le mode de diffusion fut bien entendu un élément déterminant:
TV Breizh devait-elle être payante ou gratuite?
La technologie et ses progrès ont répondu. Jusqu’à une époque assez récente, la seule façon de "téléviser" était d’utiliser les réseaux hertziens terrestres, en envoyant des images de relais en relais jusqu’au téléspectateur. Les fréquences, attribuées par le CSA, étaient forcément limitées. Donc, pas de place pour les télés régionales.
Puis le câble est arrivé et s’est développé dans les grandes villes, mais seules y ont trouvé asile des télés locales. Le satellite, il y a dix ans, a fait sauter ce carcan. Il ne dépend pas du gouvernement. S’y placer ne nécessite aucune autorisation. Du coup, ce qui n’était pas possible l’est devenu.
TV Breizh sera donc visible sur deux "bouquets satellitaires" qui marchent fort: TPS, Canalsat et le câble. L’idée de départ (demander un petit supplément au téléspectateur déjà abonné au bouquet " basique ") a été abandonnée. Trop compliqué, trop peu rentable. TV Breizh sera donc une option gratuite pour les abonnés aux deux bouquets précités. Une " chaîne de complément ", comme on dit, mais ce n’est pas infamant. Mais ce n'est qu'un début, dans quelques temps, va se présenter une autre possibilité: le numérique hertzien.

Sans recettes venant du téléspectateur – hormis la royalty que lui paiera (peut-être) le bouquet satellitaire sur chaque nouvel abonné – de quoi va donc vivre TV Breizh ?
Grâce aux capitaux initiaux, puis aux sponsors et aux annonceurs. Au départ, TV Breizh dispose d’un budget de fonctionnement de 80 millions de francs (France 3 ouest a 150 MF). S’agissant d’une entreprise privée, le déficit permanent est inenvisageable.
L’équilibre financier est visé à l’horizon 2005. Publicité ? La télévision écossaise qui ressemble comme une sœur à TV Breizh en récolte 100 millions de livres par an – soit près d’1 milliard de F. Sans viser si haut, trouver chaque année 100 MF de publicité destinée aux Bretons paraît tout à fait jouable.
Après tout, France 3 Ouest vient au 3ème rang des stations régionales, juste derrière Rhône-Alpes, en matière de recettes publicitaires. TV Breizh espère aussi quelques parrains importants.

Les médias bretons (Le Télégramme et Ouest-France) ne voient évidemment pas arriver sans inquiétude une télé qui va ponctionner leur marché.
Surtout que c’est la régie publicitaire de TF1 qui, dans un premier temps au moins, s’occupera de rechercher des annonceurs. Cependant, l’on sait que "la pub appelle la pub", donc ce marché doit s’élargir sous l’effet d’une consommation en voie d’accroissement et de diversification. De la publicité nationale mais aussi internationale est attendue. Autre idée: une agence de publicité parisienne voudrait proposer aux annonceurs à budgets limités des kits couvrant à la fois la fabrication des spots et le passage sur TV Breizh et d’autres "chaînes de complément".
 
 

SOUS L’ŒIL INTERESSE DES MEDIA DU MONDE ENTIER

Beaucoup s’interrogent sur l’intérêt qu’avaient les apporteurs de capitaux à prendre le risque d’une aventure à la rentabilité lointaine.
Sur la liste, on trouve en effet François Pinault pour 27 %, TF1 pour 22 %, Silvio Berlusconi (ex-créateur de " La Cinq " disparue) pour 13 %, Rupert Murdoch (le magnat anglo-saxon des médias), Jean-Claude Darmon (patron de Média Foot) pour 6 %. S’y ajoutent un industriel breton, Ruello Panadi (brioche) et, ce qui fait doublement plaisir à Rozenn Milin, le Crédit Agricole par l’intermédiaire de ses cinq caisses bretonnes, y compris donc celle de Loire-Atlantique. Leur intérêt ? François Pinault se fait volontiers philanthrope lorsque sa terre bretonne connaît un moment fort – il l’a prouvé lors de la récente marée noire. Ruello et le Crédit Agricole auront des retombées en termes de notoriété. Média Foot permet d’espérer des matchs rares comme Bretagne-Cameroun. Quant aux "magnats", pourquoi ne pas penser que l’expérience TV Breizh est potentiellement porteuse d’une leçon de " télévision de proximité " susceptible de resservir ailleurs ?

Le recours à la publicité comme recette quasi unique exige naturellement des téléspectateurs nombreux et motivés. Dès lors, il fallait être fédérateur, ratisser large, concevoir une chaîne ressemblant à une télévision nationale, sauf qu’elle sera régionale. Ne pas se bloquer dans une vision passéiste de la Bretagne ni dans le monolinguisme. Voilà pourquoi, sur TV Breizh, on trouvera beaucoup de musique (pas seulement les sœurs Goadec et les frères Morvan, qu'on aime bien néanmoins).
La musique bretonne est en pleine créativité, la matière ne manque pas et, en outre, on dispose du vaste chaudron musical que représentent les pays celtiques. On verra donc aussi U2, Sinead O’Connor, et bien d’autres classés "world" par les spécialistes.

Il y aura beaucoup de cinéma aussi. Un catalogue a été monté – un vrai travail de fourmi qui a permis de répertorier près de 600 films en rapport avec la Bretagne.
Un cinéma breton, remarquable et trop peu connu, aura ainsi accès à une diffusion plus large, mais, là aussi, pas de repli : rien n’empêche d’imaginer un cycle "Chabrol et la Bretagne", puisque Claude Chabrol a beaucoup tourné en Bretagne, outre "Le Cheval d’Orgueil". Et puis on repassera avec plaisir "Braveheart", avec Mel Gibson et Sophie Marceau.
Par ailleurs, beaucoup de Bretons ignorent l’existence de la Cinémathèque de Bretagne. Celle-ci recèle des centaines de films, accumulés depuis une vingtaine d’années par des gens dévoués. C’est aujourd’hui la cinémathèque régionale de France la mieux pourvue, et elle continue à s’enrichir. Dès 2001 ou 2002, TV Breizh travaillera avec elle.

Et il y aura des co-productions avec les télévisions celtes. Nous avons tant en commun, notamment la mer. Des conventions sont en cours de signature. Ces télés offrent des programmes parmi lesquels Rozenn Milin fait son choix en fonction des attentes supposées des téléspectateurs bretons. Anecdote. Récemment, elle avait commandé à des cinéastes d’animation de Rennes des spots de 30 secondes expliquant chacun un mot de breton à travers un gag. Ecossais et Irlandais ont été passionnés par le procédé et se sont insérés dans le projet ! On pense même qu’un tel " produit " pourrait se décliner dans bien des langues. Et voilà une idée partie de Bretagne et qui est en train de rencontrer le succès tout autour d’elle.

TV Breizh diffusera aussi de nombreux talk shows, sur le modèle LCI. Deux invités par jour viendront parler pendant une demi-heure de sujets extrêmement variés: sociaux, politiques, économiques, culturels, sportifs etc. Ce sera une sorte de tribune, ouverte à ceux qui auront quelque chose à dire sur ce qui se passe. La télévision bretonne, pour mériter son nom, sera aussi très attentive aux évènements qui se produiront dans les pays celtes en matière culturelle et sportive, ou en littérature, ou en art.
Et il y aura plein de magazines et de documentaires.

Et l’info ? Pas de guerre en vue sur l’info "chaude" avec France 3 Ouest. Du moins pas tout de suite. TV Breizh ne sera pas en pointe sur les news. Les news coûtent cher et, pour pouvoir être très bon, il aurait fallu y consacrer le tiers du budget. L’actualité sera traitée à travers ces talk shows, et des magazines périodiques. Plutôt donc le genre hebdo que le genre quotidien..

Les jeunes seront particulièrement gâtés. Il s’agit de donner l’image d’une télé jeune, dynamique, "pêchue". La Bretagne va soulever ses jupons. A destination des très jeunes (les enfants), un effort particulier sera fait. Actuellement, il n’existe aucun programme en langue bretonne à destination des enfants. On a l’impression que les programmes en breton sont conçus pour des personnes âgées. Pas question d’en rester là: les petits Bretons vont se voir proposer des dessins animés, des programmes éducatifs, des films de cinéma etc, tout cela doublé en breton. Voilà un chantier qui s’ouvre et qui promet des surprises.

UNE CHAÎNE BRETONNE MAIS BILINGUE

Quelle sera exactement la place de la langue bretonne sur TV Breizh ? TV Breizh ne sera pas une télévision en langue bretonne exclusivement. Ce serait réduire son audience aux 250 000 bretonnants. TV Breizh sera une télévision bilingue. Comment ? Grâce à la technologie moderne, qui permet de diffuser, sur une même image, plusieurs canaux son. La plupart des émissions se feront donc en français mais, en plus, certaines d’entre elles seront doublées en breton sur un autre canal son pour ceux qui le souhaiteront. Et si, au cours des émissions en français, quelqu’un s’exprime en breton, il sera sous-titré en français. Pas d’exclusion ni de monopole : à chacun son libre choix – c'est conforme à l'attitude éternelle des Bretons.

Le doublage des films n’a pas été une mince affaire. Un stage de formation aux métiers du doublage, l’an dernier à Carhaix, a laissé des souvenirs durables aux participants. Deux studios avaient été montés dans les locaux de l’Institut Médico-Educatif, déserté pendant l’été. Une équipe des meilleurs professionnels de Paris avait été mobilisée. Trente Bretons souhaitant devenir adaptateurs ou comédiens du doublage avaient été sélectionnés. Et voilà qu’on retrouva dans leurs bouches la diversité des parlers bretons (il y en a quatre) ! La langue bretonne n’aurait-elle pas encore fait son unité ? Finalement, tout s’est arrangé. Et on s’est dit que, comme pour le français, la télévision fera œuvre d’unification – sans pour autant qu’on aboutisse à un breton " chimique " que Rozenn Milin déteste.

Lorient ne peut que se féliciter du choix fait par TV Breizh de s’y installer. Au début, Rozenn Milin espérait trouver place dans la citadelle de Port-Louis, dont les hauts plafonds convenaient parfaitement aux nécessités d’un studio de télévision. La Marine Nationale, qui en est propriétaire, a finalement préféré lui offrir 1000 m2 dans un bâtiment situé à l'intérieur de l'arsenal de Lorient, sur le quai du Péristyle. Merci, la Marine et merci aussi à la ville de Lorient, qui fera 2,5 MF de travaux. Quarante emplois directs seront créés, plus, indirectement, des dizaines d'autres à travers la Bretagne.

Le postulat de départ - confier la production et la réalisation des programmes à des sociétés bretonnes qui en auraient la compétence – a déjà trouvé une heureuse confirmation dans la réalité. Ce fut un vrai ravissement pour les responsables que de découvrir tant de talents et de dynamisme en matière d’audivisuel dans la péninsule. Depuis peu, ces producteurs se sont réunis en une association, l’APAB (Association des Producteurs Audiovisuels Bretons). On vient les voir de toute la France (même des services publics !) et aussi de l’étranger et on leur demande : " Qu’est-ce que vous avez à bouillonner comme ça ? ". Ils vont étonner le monde. Ainsi fait-on aujourd’hui du développement économique. C’est toute une industrie qui prend son vol, à l’instar de ce qui s’est produit dans le nord-ouest du pays de Galles grâce à une télévision régionale, alors même que cette région était sinistrée par la crise.

UNE TELE QUI DOIT TOUT ET ESPERE TOUT DU PROGRES TECHNIQUE

Il se trouve (coincidence qui s’explique par l’attrait déclaré de la Bretagne pour les nouvelles technologies depuis l’installation du Cnet à Lannion) que la région est actuellement en train de s’équiper d’un " réseau à haut débit ", qui reliera les points névralgiques : universités, hôpitaux, écoles, municipalités. C’est un réseau public, contrôlé par l’A.R.T. (Autorité de Régulation des Télécommunications), donc il n’y a pas de place en principe pour les entreprises de télévision privées. En principe, car il n’est pas douteux que TV Breizh remplira – dans l’esprit de ses initiateurs – une mission d’intérêt général. Il serait donc logique, à leurs yeux, que certains de ses programmes éducatifs et pédagogiques soient relayés par le réseau en question. Par exemple, le cours quotidien de breton (quinze minutes), visible à partir de la rentrée 2001. Après tout, il s’agit là d’un investissement de 12 MF, qui viendront du CNC, du Conseil Régional, de fonds européens. Par exemple aussi, le cours d’histoire de Bretagne, une série hebdomadaire de 42 fois une demi-heure. Coût : 8 à 10 MF. Une fertilisation réciproque du public et du privé paraît donc envisageable.

Myriam UGUEN et Jérôme GUIOMARD
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REACTION ATTENDUE DE FRANCE 3 OUEST :

Les projecteurs allumés autour du berceau de TV Breizh jettent forcément un peu d’ombre sur France 3 Ouest, qui cumulerait, selon certains, plusieurs handicaps. Non seulement elle serait totalement dépendante de Paris mais, en outre, pour cette chaîne, la Bretagne ne serait qu’un des éléments de l’" Ouest ", notion diluante qui ferait grincer nos dents. Jugement rapide qui méconnaît un réel travail de pionnier. Fondée en 1973, France 3 Ouest a fait de son mieux, dans le cadre assez serré de sa mission de service public, de son budget et de ses temps d’antenne (actuellement 8 h par semaine consacrées à la Bretagne) pour donner aux Bretons le sentiment d’une télé " de proximité ", notamment par une omniprésence sur tous les grands et petits évènements armoricains. Sans parler de ses efforts récents et d’avant-garde : le journal en breton An Taol Lagad (quotidien, créé en 1982) est diffusé sur Internet depuis 1995 et, depuis 1998, les éditions régionales et locales, en français et en breton, sont accessibles aux internautes. Des liens hypertextes donnent également accès à des émissions antérieures. Evidemment, France 3 Ouest, reconnaît Jimmy Jonquart, son directeur, reste aujourd’hui " une télévision nationale avec des décrochages régionaux " (1). A l’heure où l’Europe réclame des régions fortes, ce système un peu lourd peut laisser des frustrés qui reporteront leurs espoirs sur la petite nouvelle. Il est donc concevable de s’attendre à une évolution intéressante de la chaîne publique.

(1) ArMen, n° 109, janvier 2000

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La fin de la télé à deux vitesses : 2001, le numérique terrestre

Dès Noël 2001, à condition d’ajouter un décodeur au téléviseur, on pourra par l’antenne actuelle , le  " râteau ", recevoir 36 chaînes.

Tout est numérique de nos jours. Le téléphone, le portable, la photo, la musique. La télévision aussi offre, sur le câble et sur le satellite, le choix entre un décodeur " analogique ", ce qui fait un peu ringard, et les décodeurs " numériques " qui, seuls, offrent ces bouquets de nombreuses chaînes nouvelles

Mais, pour la majorité des téléspectateurs, qui n’a pas voulu, ou pas pu, se connecter au câble ou s’équiper d’une parabole, ils doivent se contenter des six chaînes que leur râteau peut attraper. Et dans notre région, parfois, on ne reçoit même que trois ou quatre chaînes.

C’est pour ces téléspectateurs-là qu’arrive le numérique terrestre qu’on appelle aussi le numérique hertzien. Hertzien parce qu’on le reçoit par radio, ou terrestre parce qu’il est transmis à partir d’émetteurs terrestres, ces tours de TDF qu’on voit aux sommets des collines tous les trente à cinquante kilomètres, comme sur le Mont Saint-Michel de Brasparts.

La France n’est pas en avance, 500.000 Anglais reçoivent déjà cette nouvelle télévision. Et, pour la mettre en place, il faudra allouer ces trente canaux supplémentaires, investir 3 milliards de francs pour rénover les émetteurs, et décider de ..la nouvelle redevance.

Pour ceux qui restent attachés à leurs trois ou quatre chaînes favorites, ils peuvent se rassurer, ce n’est pas avant dix ans qu’on les forcera à passer au numérique mais cela viendra, comme a disparu un jour le bon vieux 819 lignes.

Quelles chaînes y verra-t-on ? Il paraît que le CSA essaiera de favoriser l’émergence de télévisions locales. TV Breizh par exemple ?

François LERAILLEZ

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